vendredi 20 février 2009

Michel Rocard Si la gauche savait


M. ROCARD Si la gauche savait

Dans ce livre d’entretiens avec Georges-Marc Benamou, on retrouve l’histoire de la vie militante de M. Rocard depuis les années 1970.
Un phrase m’a frappé particulièrement, page 349 :

L'économie des Etats Unis est de moins en moins productive et de plus en plus spéculative: il y a une bulle immobilière aggravée d'une bulle du crédit hypothécaire. Un tsunami financier est possible à terme proche. Ce ne peut qu'être terrible


Nous sommes en 2009, le livre a été publié en 2005. Quelle prophétie ! Belle leçon d’économie ! Bravo, Monsieur Rocard !

Vos amis socialistes de la « première gauche » comme vous dites, auraient dû vous écouter davantage.
Mais, c’est bien connu, la gauche n’aime pas l’économie, elle préfère rêver à des lendemains merveilleux où la facilité et le développement de loisirs éternels tiendront lieu de doctrine économique.

lundi 26 janvier 2009

Pierre Bergé au JDD.

Pierre Bergé accorde une interview au Journal du Dimanche. (25 Janvier 2008).
L’industriel, retiré des affaires, ne pratique pas la langue de bois
:

"Je continuerai à soutenir Ségolène"

. . . Votre autre passion aujourd'hui s'appelle Ségolène Royal.
. . . Elle avait pour moi ce mérite de vouloir faire de la politique autrement. A avoir compris cela, ils sont trois dans le monde, Barack Obama, Nicolas Sarkozy... et elle.
(Diable ! 3 dans le monde, c’est peu !)
Aujourd'hui, le PS ne veut plus financer Royal. Ses abonnements de journaux sont supprimés, on lui impose un échéancier pour le remboursement des sommes qu'elle doit au parti.
. . . C'est scandaleux. On lui coupe les vivres après lui avoir coupé les voix. Volé ses voix, devrais-je dire. J'étais au QG de Ségolène la nuit où cela s'est passé pour le poste de Premier secrétaire. Quand les aubrystes ont compris que Ségolène allait l'emporter, ils ont trafiqué les résultats.

Autour de Ségolène il y a des gens qui représentent une certaine gauche à laquelle je crois. Je pense notamment à Vincent Peillon, à Gérard Collomb, Manuel Valls, à Jean-Noël Guérini... C'est cette gauche qu'il faut aider et pas seulement Ségolène, même si elle en est le fer de lance.

Vous n'aimez pas Martine Aubry...
Elle est associée à une gauche qui n'est pas la mienne. Celle des Hamon ou des Jospin...

Beaucoup d'hommes d'affaires répartissent leur générosité entre la droite et la gauche
...Ce n'est pas mon cas. Je n'ai jamais soutenu une organisation de droite ou du centre. Pourtant, j'y ai des amis et je le revendique. J'aime beaucoup Xavier Bertrand, le nouveau patron de l'UMP. En tant que président de Sidaction, lorsqu'il était ministre de la Santé, j'ai découvert un interlocuteur courageux. Xavier Darcos, le ministre de l'Education, est un homme de grande qualité, un helléniste distingué. Il y en a d'autres que j'aime beaucoup.

Le président de la République?
C'est un vrai ami. Je le connais depuis de nombreuses années. Nous avons participé ensemble à des actions contre le racisme et, depuis, j'ai avec lui des liens assez proches. Même si je n'ai pas aimé Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur. Ce ne sera jamais mon candidat, bien sûr. Mais il est un président moderne. Je le vois de temps à autre. J'aime beaucoup sa femme, qui est une amie depuis longtemps. Elle a défilé souvent pour Saint Laurent, qui avait beaucoup d'affection pour elle. C'est une femme très intelligente et... de gauche.
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200904/pierre-berge-je-fais-ce-que-je-veux-de-mon-argent_182176.html

dimanche 4 janvier 2009

LA REFORME DES LYCEES

LA REFORME DU LYCEE

La réforme proposée par M. Darcos donne lieu, selon les media, à une avalanche de manifestations des lycéens et de leurs professeurs.
Et une polémique se lève : les manifestations rassemblent-elles la majorité des élèves et des enseignants ? Ou bien y a-t-il une proportion non négligeable d’établissements qui n’envoient pas leur monde dans la rue et qui seraient prêts à adopter la réforme ?
Pour confirmer cette deuxième hypothèse, une solution : organiser un référendum, établissement par établissement, et alors, ce sera au ministre de décider d’appliquer sa réforme chez ceux qui en veulent bien.
Quitte à mettre en place un baccalauréat « Darcos » et laisser en place un bac à l’ancienne.
Qui serait contre une solution aussi raisonnable ? Les syndicats ? Certainement pas, ils ont un sens très développé de la démocratie.
Les parents ? Pour une fois qu’on leur demanderait leur avis, ils pourraient le donner en connaissance de cause, si on leur explique bien.
Les élèves ? Je me pose beaucoup de questions sur l’exercice du libre arbitre des jeunes. Mon fils, lycéen dans les années 80, un moment militant convaincu et gréviste à ses heures, a été écoeuré quand il s’est rendu compte qu’il était manipulé par certains enseignants.

Allez, Monsieur Darcos ! Du bon sens ! Proposez votre réforme à ceux qui en veulent !
Laissez les autres continuer dans la tradition de d’Education Nationale, qui défend bec et ongles, une vision dépassée de ses prérogatives.

Valérie Pécresse, ministre des Universités, a bien réussi à introduire une certaine diversité dans le fonctionnement des Facultés. Pourquoi ce qui est possible dans l’Enseignement Supérieur ne le serait-il pas dans le secondaire ?

jeudi 20 novembre 2008

RACHIDA DATI, LES MAGISTRATS SONT EN COLERE


MAGISTRATS EN COLERE

Les magistrats sont en colère, une colère noire, 500 d’entr’eux signent une motion : ils exigent des excuses de leur ministre.
Pourquoi ?
Parce que Rachida Dati a fait réveiller un magistrat à 11 heures du soir !
Quel scandale ! C’est une première ! C’était jusque là inconcevable !
Réveiller un fonctionnaire, qui plus est, un fonctionnaire de la Justice, alors qu’il dort !
Cela ne s’était jamais vu. Il faut que Mme Dati s’excuse publiquement d’avoir manifesté une telle audace, un grave manque de respect dû aux magistrats !
Oui, que Rachida se dépêche de présenter des excuses à ce corps de serviteurs de la justice dont elle a bafoué l’honneur. Sinon, ils auront sa peau !

Les magistrats méritent des excuses, parce que, eux, ils sont irréprochables. Ils ne se trompent jamais. Ils respectent les procédures. Ils ont une haute idée de leurs compétences. Bref, ils sont intouchables.
Bien sûr, ils ont envoyé en prison quinze personnes d’Outreau pendant des mois, pour les acquitter ensuite. Mais, ce n’est pas de leur faute. Ils n’ont pas à s’excuser d’avoir brisé des familles, ruiné des situations professionnelles, poussé un accusé au suicide. Non, ils n’ont fait que leur métier. Ils sont tellement parfaits, les magistrats, qu’ils ont fini par acquitter tous ces pauvres gens. Surtout, pas d’excuses, circulez citoyens, il n’y a rien
à voir. La justice est exercée par des magistrats irréprochables. Ils exigent des excuses de la ministre, mais eux, ils n'ont à s'excuser de rien.

Réveiller un magistrat la nuit !
Mais les magistrats ne sont pas comme ces responsables d’usine qui, eux, EXIGENT d’être réveillés si un accident corporel se produit la nuit dans leurs ateliers. Leur profession –un métier technique- n’est pas une profession noble comme celle des magistrats.
Mais les magistrats ne sont pas non plus des employés de SAMU, qui accourent, quelle que soit l’heure, si un malheureux tente de se suicider. Après tout, ils ne font que leur métier. Le métier des magistrats n’est pas de courir à tout bout de champ, ils doivent dormir, la nuit, du sommeil du juste.
S'il arrive aux magistrats de libérer un délinquant en signant un document où ils confondent confirmer et infirmer, c'est sûrement parce qu'ils ont mal dormi: la ministre a troublé leur sommeil.


Les enseignants ont eu la peau de Claude Allègre, vous verrez que les magistrats auront la peau de Rachida. Ce n’est pas le ministre qui commande les fonctionnaires, ce sont les fonctionnaires qui défont les ministres.

dimanche 19 octobre 2008

LE BOUCLIER FISCAL SOCIALISTE

LE BOUCLIER FISCAL SOCIALISTE AU SERVICE DES SPECULATEURS

On trouve dans le blog de Monsieur Arthuis, Sénateur, une étrange description de la façon dont les Socialistes s’arrangent avec la justice fiscale.

Nous sommes en 2002, Lionel Jospin est Premier Ministre, Laurent Fabius Ministre des Finances.
Les fonds de placement, spéculatifs s’il en est, réalisent des plus values considérables en l’espace de quelques années.
Les dirigeants de ces fonds de placement sont très largement rétribués, en millions d’Euros. Sont-ils soumis à l’impôt sur le revenu comme tout le monde ?
Que non ! L’admnistration de Bercy, sans aucune consultation des élus, décide l’application d’un impôt forfaitaire réduit de 16% .
« C’est le BOUCLIER FISCAL SOCIALISTE au service de la spéculation. . . . Etrange conception de l’équité fiscale ».
http://www.jeanarthuis-blog.fr/index.php?sujet_id=10287

N'empêche! Cela ne gênera nullement les socialistes pour vouer aux gémonies les mesures fiscales du gouvernement Fillon. Donner des leçons, c'est facile. S'appliquer à soi-même la rigueur, c'est plus délicat. Se souvenir de ses sottises, n'en parlons pas!
Voir aussi le billet du 8 Décembre 2007: Souvenir : Le paquet Fiscal de Laurent Fabius :

http://citoyen-expert.blogspot.com/search?updated-max=2008-04-15T23%3A15%3A00-07%3A00&max-results=7

mardi 26 août 2008

TIBET : Vendée de la Chine?

La Vendée des années 1790 ne demandait rien au gouvernement central que de garder ses coutumes, ses croyances, ses chefs. Etait-ce si déraisonnable ? Il faut croire que nos gouvernants avaient à l’époque une idée assez particulière des droits des citoyens. Pour imposer la loi du pouvoir central, ils envoyèrent l’ armée pour mener une guerre d’extermination de la population dans la province rebelle.

La France moderne, promotrice des Droits de l’Homme, exprime-t-elle des regrets pour avoir réalisé ce génocide dans sa province ? Que non ! L’année 1989 a célébré avec faste le bicentenaire de la Révolution Française, qui a envoyé à l’échafaud 17.000 personnes, hommes et femmes.

Alors, au nom de quoi certains de nos compatriotes se permettent-ils de donner des leçons à la Chine du XXIème siècle, qui ne respecterait pas des principes que la France elle-même a allègrement bafoués à la fin du 18ème siècle ? En 1796, le général Hoche, évalue les conséquences humaines de cette guerre à 380 000 morts pour l'ensemble de l'Ouest (chouannerie et guerre de Vendée). Dans une lettre au ministre de l’Intérieur du 2 février 1796, il estime que « six cent mille Français ont péri dans la Vendée »[].

La France, pays des droits de l’homme ?

En tout cas, pays donneur de leçons !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Lazare_Hoche

mardi 1 juillet 2008

ROYAL Un enfant ne ment jamais


Un enfant ne ment jamais

Ministre déléguée de l’enseignement dans le gouvernement Jospin, Ségolène Royal affirmait, devant des psychologues, « Un enfant ne ment jamais ». (Cité par Claude Allègre, La défaite en chantant)

Le juge Burgaud a dû faire sienne cette sentence de Madame Royal. Il a pris comme du bon pain, les affirmations des enfants d’Outreau.
Mal lui en a pris : il a envoyé une quinzaine d’innocents en prison pendant plus d’un an, brisé leurs ménages, ruiné leurs carrières, poussé l’un d’eux au suicide, et marqué à vie une vingtaine de familles.
« Un enfant ne ment jamais ».
Le juge Burgaud a été à l’origine d’un des fiascos les plus graves de ces dernières années dans le fonctionnement de la Justice
Innocentés après deux ou trois procès, les accusés d’Outreau se sont vu attribuer par la justice, -qui, comme chacun sait, manque de moyens- des sommes substantielles en guise de dédommagements.

Selon Madame Royal, « un enfant ne ment jamais ».

N’importe quelle personne de bon sens vous dira que les enfants ont beaucoup d’imagination, et qu’ils brodent volontiers autour des fantasmes que leur suggèrent d’autres enfants, ou des adultes, ou des évènements quelconques qui les ont marqués, quand ce n’est pas tout simplement la télé.

« Un enfant ne ment jamais ».

Oublions cet aphorisme de Madame Royal. Suivons plutôt cette invitation de la susdite : « . . . Aimons-nous les uns les autres . . . », nous prendrons moins de risques . . .

vendredi 6 juin 2008

LIMOGNE EN QUERCY. TITRE EXECUTOIRE


Cliquez sur l'image pour agrandir, cela vaut la peine.
TITRE EXECUTOIRE DE PAIEMENT

Que voilà un beau formulaire ! Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué?

« Tître exécutoire. . . » une délicate réminiscence d’échafaud, on va se faire EXECUTER par un tître.

« Copie formant avis », fait penser au « référentiel bondissant » du langage des IUFM, qui désigne simplement un ballon. (Cité par Claude Allègre).

« Copie formant avis »Pourquoi Copie, le document n’est pas original ? On aurait déjà reçu un premier avis, impayé, et celui-ci est la copie du premier ?

« Débiteur » On se sent coupable de devoir quelque chose à l’administration.

L’administration insiste : « Redevance »

Quelle Redevance ? Eh bien, « Redevance O.M. ». Rien à voir avec l’Olympic de Marseille, c’est Ordures Ménagères. Pourquoi ne pas dire en toutes lettres: Ordures Ménagères ?

Les rédacteurs de formulaire ont encore quelques progrès à faire pour être simples, lisibles et aisément compréhensibles par les administrés.
Peut-être ont-ils l’unique souci de respecter une procédure imposée, plutôt que d’utiliser un simple langage de bon-sens.
Peut-être aussi ont-ils assez de temps disponible pour rédiger des formulaires compliqués?
Peut-être feraient plus simple s'ils étaient surchargés de travail?
Je vous vois venir, vous allez encore dire qu'il y a trop de fonctionnaires. Vous cherchez à "casser" le service public! Le langage alambiqué de l'admnistration, c'est la fierté de la fonction publique! Vous critiquez cette prérogative parce que vous êtes un réactionnaire de droite!

Et si les tickets de caisse des commerçants s'appelaient aussi TITRES EXECUTOIRES de paiement? Cela ne changerait pas le pouvoir d'achat, mais cela donnerait davantage de valeur au panier de la ménagère.

mardi 20 mai 2008

Julien DRAY : Ségolène, la figurine du gâteau.


LIBERATION 19 MAI 2008
Julien Dray, député PS de l'Essonne, candidat lui aussi au poste de Premier secrétaire du PS, s'est montré critique vis-à-vis de Ségolène Royal, dont il était l’un des bras droit pendant la campagne. Pour son attaque, Dray fait dans la métaphore pâtissière, en comparant la présidente de Poitou-Charentes à une figurine de gâteau. «Quand un pâtissier essaie de monter une pièce montée (...) pour une communion, un mariage, il y a la petite figurine au-dessus, elle est importante. Est-ce que le pâtissier commence à faire la figurine d'abord ? Non, en général, il commence à construire la pyramide. Il associe les choses». «Ce qui est valable en pâtisserie est un peu valable en politique», a-t-il jugé hier soir lors du grand jury RTL-Le Figaro-LCI.

jeudi 15 mai 2008

EDUCATION NATIONALE : encore une grève.

15 Mai 2008 : encore une grève des enseignants.
Droit de grève = droit de nuire.
Pour les syndicats d’enseignants, appliquer un service minimum pour recevoir les enfants les jours de grève, reviendrait à supprimer une nuisance, c’est donc une atteinte au droit de grève.
Peu leur importe que vous perdiez une journée de travail, ou que vous payez quelqu’un pour garder vos enfants, au contraire, l’objectif de la grève c’est bien ça, c’est de vous nuire au maximum.

Dans les entreprises privées, la grève crée une nuisance à l’employeur, au ‘patron’.
Dans le service public, le ‘patron’, c’est nous, les parents. C’est bien clair, une bonne grève, c’est une grève qui apporte le maximum de nuisance aux parents.
Il faut, pour que la grève soit efficace, qu’elle coûte deux fois aux usagers : une fois en impôts pour payer un service public qui s’arrête, et une deuxième fois pour payer un service de remplacement.
Voilà la logique syndicale : la grève n’est pas un moyen de lutte d’un autre âge où les ouvriers se battaient contre leurs patrons pour survivre, mais un moyen moderne pour faire croire que leur cause est juste.
Peu leur importe que la France soit le champion en Europe pour la dépense publique par enfant scolarisé.
Peu leur importe de voir notre pays se retrouver en queue de peloton dans l’évaluation de notre Education Nationale, il leur faut encore et encore plus de moyens.
Payez, bonnes gens, payez, payez toujours, et repayez quand ils font grève.

(Au fait, les Ecoles ‘libres’, est-ce qu’elles ont fait grève ? L’Ecole Libre, en Septembre 2007, a refusé 30.000 inscriptions faute de place. Et si on donnait davantage de moyens à une institution qui, manifestement, elle, en aurait besoin pour répondre aux souhaits de milliers de parents ?).

mardi 15 avril 2008

IL Y A TROP DE FONCTIONNAIRES


LE TOUT A L’EGOUT ET NOS IMPOTS .

Les habitants de ma commune, dans les environs de Lille, ont été invités à by-passer leur fosse septique pour se connecter directement sur le « tout-à-l’égoût ». Il n’est pas question de contester le bien-fondé d’une telle mesure, d’autant que le Conseil Général accorde une subvention à ceux qui font exécuter les travaux. Pour justifier la subvention, il faut bien sûr, se soumettre au contrôle d’un agent qualifié.

C’est ici que l’histoire commence : les travaux sont faits, j’appelle le service compétent pour demander la visite du contrôleur. Rendez-vous est pris pour le mardi suivant à 11 heures.. Bien.
Croyant rendre service à l’administration, je signale que ma voisine immédiate est dans le même cas que moi, qu’elle et son mari sont en activité, qu’elle m’a chargé de contacter le même service, et que donc, le même contrôleur peut faire d’une pierre deux coups, le même jour.
Réponse de l’assistante du contrôleur : « Ce n’est pas possible. Monsieur X ne fait qu’un contrôle par jour, il reviendra le lendemain pour contrôler la voisine. »


La moutarde me monte au nez : pourquoi faire deux déplacements au même endroit, quand un seul pourrait suffire. L’assistante se défend comme elle peut, jusqu’au moment où je menace de signaler le fait au journal local, qui se fera un plaisir de montrer comment est dilapidé l’argent du contribuable. La réaction est immédiate : l’assistante va en référer à son supérieur, qui, derechef, donne son accord pour « contrôler » les deux installations le même jour. Ouf !

Au jour dit, l’agent qualifié arrête sa voiture sur le trottoir d’en face et il procède au « contrôle » : comme les conduites sont enterrées, qu’elles sont recouvertes de terre et de remblais, que la pelouse commence à repousser, qu’y a-t-il à vérifier ? Rien.
Le contrôleur fait les cent pas devant mon habitation et celle de ma voisine, il sort un dossier de sa serviette, il y inscrit quelque chose, range le dossier, remonte en voiture et s’en va. L’opération a duré moins de 10 minutes.

Il est question de remplacer un fonctionnaire sur deux qui partent à la retraite. A ce rythme, il faudra plus de 40 ans pour retrouver la proportion de fonctionnaires des années 1970.

jeudi 31 janvier 2008

LA GIFLE. BERLAIMONT


La Voix du Nord, 31 Janvier 2008.
« Un professeur sera jugé pour avoir giflé un élève. »
C’est une histoire banale : excédé par le comportement d’un élève, le prof lui envoye une gifle. Le père (un gendarme !) porte plainte. « L’enseignant a été suspendu jusqu’à sa comparution. »


UNE AUTRE GIFLE. (Authentique. Les noms propres ont été changés.)
La scène se passe en 1995 dans un collège des environs de Chambéry.
Marie-Claude, professeur de géo en cinquième gifle un élève qui a été grossier avec elle.
L’élève menace : ‘Je vais le dire à mon père’.
De fait, le papa (il n’est pas gendarme, mais ouvrier dans le bâtiment) se présente le lendemain, accompagné de son fils, à Marie-Claude et la questionne :
‘Voulez-vous me dire pourquoi vous avez frappé mon garçon ?’
Marie-Claude rapporte en hésitant comment elle a été insultée. Le père s’adresse à son fils :’C’est vrai ? ‘. Réponse : ‘Ben, oui’.
Le père ne fait ni une, ni deux, il allonge une paire de claques retentissantes à son rejeton. Et il commente : ‘Madame, s’il recommence, vous le giflez, et vous me prévenez, il aura la même chose à la maison’.
1995-2008 : où est le progrès ?

mardi 29 janvier 2008

G. FRECHE projette d'acheter une statue de LENINE


LENINE ET GEORGES FRECHE

Lors d’une récente inauguration d’une exposition réservée à la Révolution Française, Monsieur FRECHE avait manifesté son estime pour les grands hommes qui avaient eu le mérite d’essayer de changer la Société, en coupant, accessoirement, la tête de leurs semblables. A son avis, ce n’est pas le nombre de morts qui doit nous impressionner, mais la louable intention de faire évoluer les choses grâce à l’élimination physique des opposants.
Illustration de cette curieuse vision de l’histoire : M. FRECHE a trouvé aux USA une statue de Lénine, mal mise en valeur ; il se propose de l’acheter pour l’installer à Montpellier.
Dans le panthéon des assassins de leurs semblables, Lénine, c’est vrai, figure en bonne place. Sa statue à Montpellier serait un excellent symbole des idées originales de M. FRECHE sur les surhommes (et les sous-hommes . . . ).
Espérons qu’il ne découvrira pas au cours de ses voyages des statues oubliées de Staline, de Hitler, ou de Pol Pot .

vendredi 4 janvier 2008

NOTATION DES MINISTRES

EVALUATION DES MINISTRES

4 Janvier 2008.
Le président Sarkozy va faire évaluer l’efficacité de ses ministres par un cabinet d’audit spécialisé. L’information agite tous les milieux. Les commentaires vont de l’ironie (les parents des ministres vont-ils devoir signer le carnet de notes ?) aux réflexions de bon sens : pourquoi ne pas évaluer l’efficacité des ministres au même titre que celle des responsables de l’industrie ?

Cette notion d’évaluation n’est pas tout-à-fait neuve. Ségolène Royal proposait, pendant sa campagne, de faire évaluer les élus par des jurys citoyens, ce qui n’avait pas l’heur de plaire à ses ‘amis’ socialistes.

L’idée était donc dans l’air. Nicolas Sarkozy est assez habile pour la reprendre à son compte, sous une forme plus crédible : au lieu de citoyens –compétents ? choisis comment ?-, les ‘jurés’ seront des spécialistes, dont c’est le métier. Pourquoi pas ?

lundi 31 décembre 2007

PHILIPPE DELERME. LOI ANTI TABAC. BRUTALITE.

BRUTALITE
Définition : caractère soudain et violent d’un évènement.

JDD 30 Décembre 2007 Interview de Philippe Delerm, écrivain, à propos de l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Extraits :
« Je suis d’une famille d’intellectuels de gauche, un peu archaïque, où tout ce qui ressemble à une interdiction passe mal. Et puis les choses sont faites à l’américaine, dans la brutalité, dans l’excès. »

J’aime les ouvrages de Philippe Delerme, mais je suis surpris du sens que l’écrivain semble donner au terme BRUTALITE. Depuis la première loi Evin en 1991, 17 ans ont passé avec beaucoup de débats, qui ont abouti à une nouvelle loi anti-tabac en 2006, applicable début 2008. Où est la BRUTALITE ? Où est l’excès ?

Enseignant, fils d’enseignants, de gauche bien sûr, il participe de la « gauche bécassine » qui rejette systématiquement toutes les mesures prises par la droite, fussent-elles populaires et favorables à la santé publique, en affichant de surcroît un anti-américanisme « primaire » qui n’a rien à faire dans le cas présent. C’est une méthode Maoïste, qui date de 20 ans : suggérer la peur du Tigre US . . . Philippe Delerme reconnaît d’ailleurs qu’il appartient à une famille d’intellectuels de gauche, un peu archaïque . . .

Nous avons connu des mesures BRUTALES prises par la gauche. Pour n’en citer qu’une, les 35 heures de Lionel Jospin – d’un seul coup, 10% de réduction du temps de travail !- ont contribué largement au déclin de l’économie française et à la fuite de nos emplois.

Par contre, la BRUTALITE de la gauche ne s’est pas manifestée, c’est le moins qu’on puisse dire- en ce qui concerne la réforme des retraites, nécessaire –Rocard dixit- dès avant 1988 . ni dans la réforme de la carte judiciaire . . . .

Allez, Monsieur Delerme, on va oublier tout cela en prenant une nouvelle « gorgée de bière »....

samedi 8 décembre 2007

Souvenir : Le Paquet Fiscal de Laurent Fabius

Nous allons comparer la situation de deux de nos compatriotes, au regard de cette disposition fiscale, la suppression de la vignette automobile, décidée en 2000 par Laurent .Fabius :

M. Leriche, cadre supérieur dans la banlieue de Paris, a deux berlines en ville, une BMW, 13CV, vignette en 2000 : 2.498Fr, et pour son épouse une Opel de 8CV, vignette 1196Fr.
Un 4x4 l'attend dans sa maison de campagne : 15CV, vignette : 3.056Fr
Grâce à la suppression de la vignette automobile, M. Leriche va donc économiser 3 vignettes, pour un total de 6.750Fr.

La situation de M.Lepauvre, manutentionnaire, est plus simple, il n'a qu'une R5 de 6CV, vieille de plus de 5 ans, qui bénéficie d'une vignette réduite de 50%, soit 252Fr.

La suppression de la vignette a fait économiser à M. Leriche 27 fois plus qu'à M. Lepauvre.

Dans le genre « justice sociale », on fait difficilement pire.
Encore s'agit-il d'une économie d'une année, mais qui va se prolonger encore très longtemps : on voit mal un homme politique rétablir un jour la fameuse vignette.
Pendant les 35 ans (par exemple) de sa carrière, M.Leriche va profiter d'une réduction d'impôts de 35 fois 6.750 Fr, soit 236.250 Fr, alors que M.Lepauvre n'économisera que 35 fois 252 Fr, soit 8.820 Fr.
Cadeaux :
36.000 € pour M.Leriche,
1.344 € pour M.Lepauvre.
L'équivalent d'une grosse berline pour l'un, d'une mobylette pour l'autre.

La suppression de la vignette est donc pour les riches un remarquable cadeau, qui dure.
En ce qui concerne la justice fiscale, la gauche peut donner des leçons à la droite : elle a l'expérience. . .

mardi 4 décembre 2007

LA REFORME DE L'UNIVERSITE


LA REFORME DE L’UNIVERSITE

Lire les blogs des militants du PS, c’est un plaisir dont il ne faut pas se priver.
A propos de la réforme des universités, voici ce qu’on trouve dans la ‘ boîte à outils ‘ du militant :


''L’objectif à poursuivre concerne la réforme du premier cycle universitaire ; le taux d’échec en premier cycle dépasse la barre des 50 %.
Or, la France manque d'étudiants.''

Oui, accrochez-vous, la France manque d’étudiants, c'est le militant PS de la boîte à outils qui l'affirme.
Qu’est-ce à dire ? Compte tenu du nombre actuel des étudiants, y aurait-il trop de professeurs ?
Ou bien, les locaux universitaires sont trop grands pour le nombre d’étudiants?
Ou bien, y-a-t-il des logements inoccupés faute d’étudiants en assez grand nombre ?

‘La France manque d’étudiants’ !

J’espère qu’un militant du PS va lire cet article et me donnera l'explication.

Réflexion faite, le rédacteur de la ‘boîte à outils’ s’est peut-être trompé. Il a certainement voulu écrire ‘la France manque d’ENSEIGNANTS’. Je crois que c’est la bonne explication. Auquel cas, il faudrait ajouter dans la ‘boîte à outils’ du militant, un correcteur de sottises.

Je vous donne l’adresse du site de la fameuse ‘boîte à outils’, pour que vous vous fassiez une idée personnelle :
http://militant.parti-socialiste.fr/2007/07/11/argumentaire-la-reforme-des-universites/

A propos, vous avez vu ces étudiants contestataires ? l’Université, disent-ils, n’est pas à vendre au 'privé'. On se demande bien qui voudrait payer pour s’encombrer d’un pareil fardeau !
Vous verrez aussi dans la ''boîte à outils'' que la droite n'a rien compris à l'université. La gauche, elle, et les adversaires de la sélection, ont su comment faire pour amener nos universités presque aux derniers rangs dans le monde.

lundi 26 novembre 2007

LE CRIME DE CREIL

L’ASSASSINAT DANS LE RER A CREIL.

26 Novembre 2007.
Hier, une jeune femme s’est fait agresser et assassiner dans le RER à CREIL.
L’agresseur a été arrêté. Lui aussi avait un « lourd passé judiciaire . »
C'est vraiment trop banal de se faire trucider par un récidiviste !
Il faut relire le billet précédent : le crime d’Epinay.

dimanche 25 novembre 2007

LE CRIME D'EPINAY



LE CRIME D’EPINAY

Un citoyen comme vous et moi, en pleine journée, prend une photo de lampadaire à Epinay. Quatre loubards s’abattent sur lui et le tuent.
Et on apprend dans les jours qui suivent, que deux des assassins sont « bien connus des services de police. »
Cela n’est pas original : trop souvent, on arrête pour des agressions ou des attentats, des individus dont on apprend qu’ils sont « connus des services de police » ou qu’ils ont « déjà un casier judiciaire chargé ».
Notre ministre de la justice a eu le courage de proposer de sanctionner davantage, et de façon automatique, les récidivistes, au grand dam de nos juges bien pensants. Ce n’est pas suffisant.
Pourquoi ne pas agir aussi en amont, et développer la prévention, si chère à nos amis de gauche ?


Autrefois, on protégeait la Société en éloignant les individus dangereux, en les envoyant au bagne. S’il n’est pas question de revenir à de telles solutions radicales, (encore que . . .), on pourrait au moins mettre en place des systèmes de repérage des individus nuisibles.
L’administration prescrivait, A TORT, pendant les années 40, à certains citoyens, INNOCENTS, de se faire repérer en portant une étoile jaune. Pourquoi ne pas adopter un système du même ordre, pour des DEJA DELINQUANTS ?
Scandale, dira-t-on ! Marquer des citoyens d’un signe d’infamie !
On préfère peut-être le scandale qui autorise qu’un citoyen innocent se fasse bêtement assassiner, de jour, sur un trottoir, parce qu’il photographie un lampadaire, et qu'il ignore que des délinquants l'observent.

mercredi 21 novembre 2007

SNCF Pitié pour le conducteur de trains


La complainte du cheminot

Pitié, bonnes gens, pour le pauvre cheminot qui conduit vos trains.


La SNCF m’écrase sous une charge excessive de travail de 25 (vingt cinq!) heures de conduite par semaine.
Et je serai l’esclave de mon employeur, assoiffé de profits, jusqu’à l’âge de 50 ans (cinquante !).
Ce qui ne me laissera qu’une espérance de retraite de 25 ans, alors que j’aurai été exploité pendant plus de 25 ans.


Pitié, bonnes gens, pour le pauvre cheminot qui conduit vos trains.


Toutes ces raisons justifient que mes collègues qui représentent 1% des salariés sont la cause de seulement 20% des journées de grève.
Ce n’est pas les quelques primes, obtenues grâce à nos justes revendications, qui peuvent compenser la pénibilité de mon travail.
Je les cite quand même, pour que vous compreniez bien :
Prime de travail : travailler, c’est dur.
Prime de fin d’année : elle n’intervient que tous les douze mois.
Prime de TGV : en TGV, on va trop vite pour voir le paysage.
Prime de parcours : le parcours est imposé par la voie ferrée.
Prime de vacances : pour compenser la prime de travail.
Gratification d’exploitation : c’est la preuve que je suis exploité.

Pitié, bonnes gens, pour le pauvre cheminot qui conduit vos trains.


Mais ces primes sont tellement faibles que mon patron se voit obligé de m’accorder, à moi, la gratuité complète du transport (en première classe), mais aussi des billets de train gratuits à ma femme, à mes enfants, à mon père, à ma mère, à mon beau-père, à ma belle-mère.
Et la retraite sera tellement longue et ennuyeuse que je ne pourrai me consoler qu’en voyageant gratuitement jusqu’à ma mort.


Pitié, bonnes gens, pour le pauvre cheminot qui conduit vos trains.


Si vous vous plaignez encore des grèves des cheminots, c’est que vous ne m’avez pas bien compris.






Pauvres piétons qui contre nous râlez,
N’ayez le cœur contre nous endurcis.
Si vous devez marcher pour aller travailler,
C’est un excellent sport, dites nous donc merci.
Si en ces jours de grève, c’est pour vous la galère,
Pour nous, bien sûr, celle-ci, ce sera pas la dernière.
On n’est pas, vous savez, contre vous les piétons,
Râlez, oui, mais payez.



(Qui c'est les vrais c........s?)